Le séjour
On vient à la Munya pour une retraite, pour travailler au calme, ou pour une compagnie mesurée. La maison reçoit peu d’hôtes à la fois, et cette limite est le service principal qu’elle rend.
Un petit nombre à la fois
Ce qui est compris
La chambre
Chambre privée avec sa salle de bain. Six chambres seulement, d’une mesure contenue, où la qualité se lit dans la matière plutôt que dans la surface.
Les espaces communs
Le patio et ses portiques, la salle, le salon, le jardin et l’oratoire.
La table
Les repas sont préparés dans la cuisine de la maison. La table est commune aux heures fixées, et solitaire le reste du temps, selon ce que l’hôte demande.
Le seuil.
Ce qui n’est pas offert
Un service d’hôtel, avec ce qu’il suppose de disponibilité permanente et d’anonymat. La maison a du personnel, des horaires et des habitudes ; qui y séjourne s’y accorde, plutôt que l’inverse.
La séparation d’avec la maison de formation
Deux entrées, deux cuisines, deux personnels, deux circulations. Une seule porte dans le mur commun, ouvrable exclusivement du côté de la maison de formation.
Un hôte peut passer une semaine à la Munya sans jamais voir la maison de formation, et c’est le cas ordinaire.
Qui peut venir, et quand
Al-Munya est l’hôtellerie, et elle a deux parts. Dar al-Asl reçoit sans contrepartie les hôtes de la maison de formation, que celle-ci invite. Dar al-Diyafa reçoit, à leurs frais, les hôtes d’An-Nudama : un membre du majlis d’An-Nudama et les personnes qu’il présente sous sa responsabilité ; la présentation engage celui qui la fait.
Les dates se demandent à l’avance, parce que le nombre des chambres est petit et que la maison ne se dédouble pas.
Les mots de cette page sont dans le glossaire commun ; les œuvres citées dans les sources ; les maisons du pacte sont Riyāḍ al-Uns et Al-Funduq aṣ-Ṣiqillī.

