RIAD AL-UNSرياض الأنس
RIYĀḌ AL-UNS · LA FURUSIYYA

Les dix pièces

العُدّة

al-ʿudda : le harnachement, l’équipement du cheval

1 La bride · 2 Le mors · 3 Les rênes · 4 Le poitrail · 5 La selle · 6 La housse · 7 La sangle · 8 Les étriers · 9 La croupière. Les éperons, la dixième pièce, c’est le cavalier qui les porte.

Chaque pièce a une tâche sur le cheval et un sens pour l’homme.

Le mors : al-ḥakama

Le mors

الحكمة

al-ḥakama

Il parle à la bouche du cheval et lui transmet la main sans besoin de voix. Chez l’homme, c’est le frein qu’on met à ce qui voudrait l’emporter.

Les rênes : al-ʿinān

Les rênes

العنان

al-ʿinān

Elles portent au mors l’intention de la main et en rapportent la réponse. Chez l’homme, c’est l’intention : ce que l’on veut, tenu avec mesure.

La bride : al-lijām

La bride

اللجام

al-lijām

Elle tient la tête du cheval et donne son assise au mors. Chez l’homme, c’est l’orientation : savoir où l’on regarde avant de bouger.

La selle : as-sarj

La selle

السرج

as-sarj

Elle donne au cavalier sa place et au cheval un poids bien réparti. Chez l’homme, c’est la règle, qui assigne à chacun sa place.

La housse : al-jull

La housse

الجل

al-jull

Elle couvre le dos et honore la monture les jours de fête. Chez l’homme, c’est ce que l’on montre, porté sans vanité.

La sangle : al-biṭāna

La sangle

البطانة

al-biṭāna

Elle serre la selle au corps du cheval en lui laissant son souffle. Chez l’homme, c’est la mesure : tenir ferme sans étouffer.

Les étriers : ar-rikāb

Les étriers

الركاب

ar-rikāb

Ils reçoivent le poids du cavalier et lui donnent appui. Chez l’homme, ce sont les compagnons, sur qui l’on s’appuie et qui nous portent.

Les éperons : al-miḥmāz

Les éperons

المهماز

al-miḥmāz

Ils éveillent le cheval quand la jambe s’en sert avec mesure. Chez l’homme, c’est l’exigence, qui réveille sans briser.

Le poitrail : al-labab

Le poitrail

اللبب

al-labab

Il retient la selle vers l’avant, dans les montées et dans la course. Chez l’homme, c’est ce qui le soutient devant : le but vers lequel il va.

La croupière : al-ḥaqab

La croupière

الحقّب

al-ḥaqab

Elle retient la selle vers l’arrière, dans les descentes. Chez l’homme, c’est ce qui le tient par derrière : la mémoire de ce qu’il a reçu.

La communauté fournit le mors, la bride, les éperons et la selle. C’est le ṣāniʿ qui doit se tenir.

Voir aussi Al-Udda, le harnachement→.

Les mots de cette page sont dans le glossaire commun ; les œuvres citées dans les sources ; la maison sœur est Al-Funduq aṣ-Ṣiqillī.

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